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Le "safeword" - Article proposé par S-pritKoKin (ex-Rdeb)Le « safeword » ou mot de sécurité Voici une petite digression sur une précaution qui me parait d'importance dans la relation D/s. Sans vouloir jouer au « professeur » ou à l' « expert », (Pour ceux qui ont eu la curiosité de surfer sur le web et de visiter sites et blogs, dont certains passages de cet article sont tirés ils s'apercevront aisément que d'autres sont plus qualifiés, plus exhaustifs et plus « pointus » que moi pour le faire) je pense qu'il est important d'attirer l'attention sur le fait qu'une relation D/s n'est pas innocente et qu'elle peut comporter certains pièges que l'on peut minimiser en prenant des mesures de sécurité élémentaires. La relation D/s est, à mon sens, une relation qui se base sur la confiance et le respect du ou de la partenaire. Cette confiance et ce respect mutuels ne peuvent s'affranchir des limites de chacun des partenaires, que celles-ci soient physiques ou psychologiques. Il convient donc d'être particulièrement à l'écoute de l'autre. La relation D/s, et par extension le SM, est une relation très spéciale mais où les règles entre dominant(e) et dominé(e) sont préétablies. Malgré tout cela n'empêche pas certains de surestimer leurs capacités. Dans un scénario D/s, il est souvent de principe de ne tenir aucun compte des mots " stop " ou " arrêter ". Lorsque l'on joue un scénario, il arrive que le(a) soumis(e) refuse un ordre par jeu ou tente d'esquiver dans l'espoir d'être puni(e) pour sa désobéissance. Mais il arrive parfois que ce ne soit plus un jeu ni une espérance! Dans ce contexte, le(a) soumis(e), ne peut plus utiliser des mots habituels pour indiquer qu'il (elle) désire véritablement que l'« action » cesse. Il faut donc trouver un moyen pour le(a) soumis(e) de tout arrêter quand celui(le)-ci ne sent plus en confiance et/ou en sécurité. On s'accorde donc sur des mots d'« arrêt » qui offrent sans équivoque la possibilité de sortir du contexte de la soumission. Ce mot d'« arrêt » est le « mot de sécurité » ou « safeword ». Je pense que la définition d'un « mot de sécurité » est un préalable nécessaire notamment si l'on « pratique » pour la première fois avec un nouveau partenaire. Le « safeword » est comme un signal d'alarme tiré par le (la) soumis(e). Son utilisation signifie que le(a) dominant(e) doit impérativement et sans tergiverser cesser l'acte qu'il (elle) est en train de faire afin de ne pas « violer » les limites physiques et/ou psychologiques de son (sa) partenaire et le (la) délivrer immédiatement et avec précaution de toute entrave. Mais l'usage d'un « safeword » ne doit pas offrir aux partenaires un faux sentiment de sécurité. Le (la) dominant(e) doit impérativement rester attentif aux réactions du (de la) dominé(e) et savoir déchiffrer et réagir aux signaux autres que le mot de sécurité. Il ne faut pas que l'utilisation du « safeword » entraîne chez le (la) dominé(e) un sentiment de culpabilité, de peur de s'entendre dire qu'il (elle) n'est pas à la hauteur, qu'il (elle) n'est pas un(e) bon(ne) soumis(e), etc. Un(e) dominant(e) qui aurait ce genre de propos serait à mon sens inconscient(e) voire dangereux(se). Je pense qu'il vaut mieux que le (la) soumis(e) utilise le mot de sécurité trop tôt plutôt que trop tard : un bon point de repère lui permettant de savoir quand le prononcer peut être la disparition pour lui (elle) de la sensation de plaisir en tant qu'élément essentiel et prépondérant du « jeu ». Il faut aussi prendre conscience que le « safeword » est une indication importante pour le (la) dominant(e) : tant que le « safeword » n'est pas dit, il sait que le (la) dominé(e) est d'accord pour poursuivre le « jeu » dont des implorations feintes peuvent faire partie. Un(e) soumis(e) ne formulera en aucun cas le mot de sécurité sans cause valable. De même un(e) dominant(e) n'aura jamais délibérément une attitude faite pour contraindre le (la) partenaire à dire le « mot de sécurité ». Je n'entrerais pas dans la polémique de savoir si prononcer le « safeword » est synonyme d'échec. D'aucuns diront que s'il est prononcé, c'est la preuve que le (la) dominant(e) manque de « discernement », de « contrôle » ou de « pratique », d'autres diront que nul dominant(e) ne peut se targuer de connaître son (sa) soumis(e) au point de savoir exactement où se situent ses limites physiques et psychologiques et de statuer s'il doit arrêter ou pas. Je laisse au libre arbitre de chacun le soin de se positionner par rapport à cela. Autant que possible, il faut choisir un mot simple, assez long qui sera répété deux fois, par exemple le mot « primevère ». Il n'est pas nécessaire que ce mot soit en rapport avec l'activité « D/s » ou qu'il suggère la notion d'« arrêt ». La longueur et la répétition sont destinées à ne laisser aucun doute dans l'esprit du (de la) dominant(e) quant au « ressenti » du (de la) dominé(e) et à pallier toute méprise avec de possibles implorations qui seraient prétextées dans le « jeu ». Si dominant(e) et dominé(e) n'arrivent pas à trouver un tel mot, ils peuvent tout simplement utiliser le mot « safeword » qui a le mérite d'être sans équivoque et de ne pouvoir être cité par mégarde. Pour ma part, je considère qu'une relation D/s est un perpétuel apprentissage de l'autre. Aussi je préfère, à l'instar des anglo-saxons, un code couleur à l'image de nos bons vieux chers feux tricolores, Vert, Orange, Rouge que l'on peut, selon mon échelle de ce que je peux éprouver, traduire ainsi : Vert = « C'est bon, on peut continuer », Orange= « On s'approche dangereusement de mes limites », Rouge = « On arrête ce qu'on est en train de faire ! » Le code couleur, c'est pour moi un excellent moyen d'appréhender l'évolution du (de la) dominé(e) parce qu'il offre la possibilité, en cas de doute ou d'expectative, de graduer son « ressenti ». Néanmoins, cette « traduction » des trois couleurs m'est propre et établie par rapport à mon affect. Si j'essayais de traduire ces couleurs d'une façon plus générale et moins personnelle je dirais que : Vert = Le « jeu » peut se poursuivre, le (la) dominé(e) se sent en confiance, un peu comme s'il (elle) disait ; « J'aime vraiment ce que l'on fait ». Orange = On calme le « jeu ». C'est encore supportable par le (la) soumis(e) mais la cadence ou la force imposées commencent à rendre le « jeu » moins agréable. Une mesure et une vigueur moins prononcées seraient les bienvenues pour que la « chose » redevienne plaisante. Rouge = Va de pair ou équivaut à un « safeword ». La situation est devenue excessive pour le (la) dominé(e). Le « jeu » s'arrête automatiquement. Continuer le « jeu » signifierait que le (la) dominant(e) privilégie son propre plaisir au préjudice de celui du (de la) soumis(e). Dominant(e) et dominé(e) devront alors ouvrir un dialogue pour mieux appréhender et débattre des raisons qui ont motivé la prononciation du « safeword » par le (la) soumis(e) En résumé et en un mot comme en cent, le « safeword » n'est pas la sécurité absolue ! LA COMMUNICATION ENTRE LES PARTENAIRES EST ESSENTIELLE ! DE CETTE COMMUNICATION PERMANENTE NAIT LE RESPECT ET LA CONFIANCE ! ET DU RESPECT ET DE LA CONFIANCE DECOULE L'ÉPANOUISSEMENT DE LA RELATION ! D
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